Dans le cadre du projet Parlons masculinités! Nouvelles Générations (France et Maroc), une campagne digitale a été menée sur les réseaux sociaux du 22 au 26 juin 2026, en collaboration avec le centre socio-culturel Archipélia (Paris), l’association Feeling (Isère), l’association AREG (Kenitra), l’association FLDF (Ouarzazate).

Réel = virtuel : ce sont des violences sexistes
📢 Unissons-nous contre les violences numériques et créons des narratifs non-violents et non sexistes.
💥 Trois adolescent.es sur dix sont victimes de cyberviolence, en France comme au Maroc. 28 % des collégien.nes et 23 % des lycéen.nes français.es déclarent avoir vécu des violences en ligne, selon une enquête de l’INSEE en 2024. 31% des jeunes marocain.nes de 8 à 28 ans ont été confrontés au cyberharcèlement, selon une enquête du CMRPI en 2021.
🤳 Cette campagne est portée par de jeunes français.es et marocain.es de 11 à 25 ans qui dénoncent les violences numériques et se mobilisent pour un Internet non sexiste et non raciste, à travers des productions artistiques et engagées.
👀 Elle s’inscrit dans le projet “Parlons Masculinités – Nouvelles Générations”, qui articule 4 territoires et 4 partenaires : Archipélia à Paris, AREG à Kenitra, Feeling en Isère et FLDF à Ouarzazate. Le but : questionner les masculinités et leurs impacts, pour des relations de genre plus égalitaires et libres de violences.
🙏 Un grand merci pour le soutien : Fondation de France, AFD, CCFD Terre Solidaire.




Association Feeling – Isère
🎥 3 reels sur l’impact des contenus masculinistes chez les jeunes 🎥
Pour commencer cette campagne, il nous semblait important de définir ce qu’est le masculinisme. Cette idéologie qui veut asseoir l’inégalité entre les hommes et les femmes, est de plus en plus présente et virulente sur les réseaux sociaux.
Les vidéos créées par les jeunes accompagné.es par Feeling invitent à arrêter de regarder ce type de contenus. A juste titre car, selon une étude d’Opinion Way en 2025, 37% de jeunes hommes de 16-34 ans consultent ce type de contenu en France.
Qu’est ce que le masculinisme ?
Le collectif a choisi le format “Bref” (issu de la série éponyme) pour expliquer efficacement ce qu’on appelle “contenus masculinistes”. Les discours tenus par ces créateurs de contenu sont misogynes et sexistes : ils appelent à la soumission des femmes, font l’apologie du viol, placent l’homme en être supérieur…
Le regard sur les femmes
Dans cette vidéo, les jeunes montrent comment les contenus masculinistes renforcent les injonctions qui pèsent sur les jeunes filles. Des copines débattent suite au visionnage de vidéos à caractère sexistes, sur la responsabilité des hommes et des femmes dans les cas de violence.
Bref, elle s’est choisie
Le collectif a choisi de nouveau le format “Bref” pour présenter un cas de violences psychologiques dans un couple de jeunes adolescent.es. La jeune fille parvient à sortir de cette emprise en comparant ce qu’elle vit aux discours masculinistes sur Internet et en trouvant le soutien d’une amie.
Association FLDF – Ouarzazate
🎨 Dessins : Cyberharcèlement et santé mentale 🎨
Le cyberharcèlement touche énormément les jeunes, et notamment les jeunes adultes : les 18-25 ans représentent 59% des signalements de violences en ligne au Maroc (source : plateforme EMC de 2021-2023). Et ces violences ont des conséquences bien réelles sur la santé mentale : peur, anxiété, isolement, perte de confiance en soi…
Ces dessins réalisés par les jeunes marocain.nes montrent l’impact des violences numériques sur les jeunes, surtout sur des filles.
🗯️“La violence numérique laisse des traces invisibles mais profondes. Derrière chaque écran, il y a une personne, des émotions et une vie. Utilisons la technologie pour soutenir, pas pour blesser. Ensemble, disons non au cyber harcèlement et protégeons nous les uns les autres »




👉 En effet, l’idée de cette campagne est aussi de responsabiliser car certes les contenus masculinistes sont un fléau mais nous sommes également toustes responsables de nos messages, nos commentaires : “Réfléchissons avant de publier”. L’anonymat protège les auteur.rices mais détruit les victimes.
“Internet doit être un espace partage et de respect, pas de violence”
Centre socio-culturel Archipélia – Paris
🎥Court métrage : « Harcèlements en classe » 🎥
Autrefois circonscrit aux murs de l’école, le harcèlement scolaire se prolonge désormais dans l’espace numérique à travers le cyberharcèlement. Les jeunes rentrent chez elles.eux et les violences continuent à travers leurs écrans, il n’y a plus d’échappatoire.
Dans cette vidéo, les jeunes parisien.nes ont souhaité montrer ce cumul des violences dans une salle de classe. Ici, une jeune fille se fait harceler en physique (on lui jette des bouts de papier) et via les réseaux (une de ses camarades la filme).
La scène soulève aussi la question des violences sexistes et racistes provenant du corps enseignant et renforçant le harcèlement scolaire. Le professeur reproduit les stéréotypes véhiculés par la société en indiquant à un garçon de “rester un bonhomme” face à son expulsion du cours, ou encore en discriminant une jeune fille noire qui prend la parole : “on est pas dans votre pays là”.
👉 Cette vidéo montre aussi que les violences en ligne touchent davantage les filles : au collège comme au lycée, la part des filles victimes d’au moins une forme de cyberviolence est supérieure à celle des garçons (31 % des collégiennes contre 26 % des collégiens et 25 % des lycéennes contre 20 % des lycéens, selon l’INSEE en 2024)
Association AREG – Kenitra
🎥Court métrage : « Brisons le silence » 🎥
Les filles sont beaucoup plus souvent victimes que les garçons de la diffusion de rumeurs, de commentaires, de photographies ou de films humiliants par Internet : 11% contre 7%, au collège comme au lycée. Au collège, les filles subissent aussi davantage d’insultes, injures, moqueries, surnoms ou humiliations via les outils numériques (24 % contre 18 %)
Dans cette vidéo, les jeunes accompagné.es par l’AREG ont aussi choisi le milieu scolaire, comme les jeunes parisien.nes. On se rend compte que dans une même salle de classe, plusieurs élèves subissent des violences numériques, en silence.
Une jeune fille finit par sortir de la classe, après avoir découvert que des photos d’elle sans hijab ont été diffusées sans son accord. Cet isolement fait réagir le collectif qui sort du silence, apporte du soutien à la victime et décide de se mobiliser face aux violences en ligne.
Bonus : les facilitateur.rices se prêtent au jeu
🎥Court métrage : « Les dangers du masculinisme« 🎥
On l’a vu dans la vidéo de Feeling, le masculinisme attaque directement les femmes et toutes les personnes ne se définissant pas comme homme. Mais en réalité, c’est aussi un danger pour les hommes !
En effet, les contenus masculinistes définissent des codes bien précis de la masculinité : être un homme viril et dominant, un Chad. Dans la vidéo, un jeune homme subit des moqueries pour sa barbe “pas assez fournie”. Mais une “barbe ne définit pas la masculinité”, la masculinité peut se vivre de plein de manières : un homme a le droit d’être sensible, doux, d’exprimer ses émotions…
Le pire : les influenceurs masculinistes conseillent souvent des produits toxiques pour la santé (comme les produits pour la barbe) ! L’impact est donc à la fois sur la santé physique et mentale.
👉 Notre objectif : déconstruire les masculinités patriarcales et toxiques, et promouvoir des masculinités non violentes et pro égalitaires.
Pour conclure, des témoignages des jeunes
Les jeunes marocain.es et français.es participant à la campagne, ont voulu vous partager leurs ressentis, les défis rencontrés, les apprentissages, les prises de conscience, les changements dans leur quotidien…
🔥 Découvrez les récits de Rahaf, Djamila, Noa, Salma, Zouhir et Doaa. Des jeunes qui se mobilisent pour un Internet non sexiste et non raciste, à travers des productions artistiques et engagées.






Pendant cette campagne, on a abordé de nombreuses thématiques autour du cyberharcèlement et de la santé mentale, et on tenait à rappeler aussi le lien entre harcèlement et taux de suicide. En effet, selon une enquête internationale menée en 2018 par Ann John, professeure en psychiatrie, les adolescent.es victimes de cyberharcèlement présentent un risque de tentative de suicide environ 2,5 fois supérieur à celui des jeunes non victimes.
Encore une indication qu’il est primordial d’agir dès le plus jeune âge ! Car derrière chaque écran, il y a une personne, des émotions et une vie : utilisons la technologie pour soutenir, pas pour blesser. Et comme les filles déclarent plus souvent être victimes de cyberharcèlement que les garçons dans tous les pays : il faut sensibiliser et mobiliser sur les violences en ligne depuis une perspective de genre !
🫂 Ensemble, disons non au cyber harcèlement et protégeons nous les uns les autres.
Cette campagne a été réalisée grâce au soutien précieux de nos financeurs :

