Du 8 au 12 décembre 2025, le réseau Femmes du Monde a diffusé une campagne digitale sur les résultats de la Recherche Action Participative menée de 2024 à 2025 !

🌻 Articuler la justice de genre et la justice écologique : quelle vision, quelle mission, quelles stratégies ? 🌻

C’est le point de départ de cette Recherche Action Participative et découvrez ici les apports de cette étude soutenue par le F3E, via des productions artistiques et ludiques et des contenus riches en réflexions, en apprentissages et en perspectives.

En savoir plus sur le projet

Le projet initial du réseau Femmes du Monde

Des initiatives Sud-Sud-Nord pour une justice écologique et une justice de genre sur les territoires

Le Réseau Femmes du Monde (FDM) est une initiative internationale qui réunit depuis 2008 des organisations féministes, écologistes et sociales de différents continents dans le but de promouvoir les droits des femmes et la justice de genre à l’échelle mondiale en Colombie (Bogota), en France (Paris), au Sénégal (Pikine), en Bolivie (El Alto) et au Maroc (Ouarzazate).

En 2023, le réseau a démarré son nouveau programme : “Des initiatives Sud-Sud-Nord pour une justice écologique et une justice de genre sur les territoires”. Ce projet répond, depuis une perspective éco-féministe intersectionnelle, aux enjeux de la crise écologique et des inégalités de genre dont les femmes et les jeunes sont les premières victimes.

Il vise à améliorer les conditions de vie des femmes, des filles et de leurs familles via le renforcement de leur pouvoir d’agir, leur leadership collectif, la création et la consolidation d’initiatives d’ESS, en tenant compte de leurs réalités sociales, économiques et environnementales.

Le projet se réalise avec des organisations sociales locales, des groupes et collectifs de femmes et de jeunes de quartiers populaires : FLDF (Maroc), Graines (Sénégal), Archipélia (France), Gregoria Apaza (Bolivie), ENDA (Colombie).

Les objectifs de la Recherche Action Participative

Comme pour les projets précédents, le réseau a décidé de mener cette RAP afin de chercher ses propres façons de faire — nourries par ses expériences passées et par celles d’autres mouvements féministes — pour mieux soutenir et renforcer l’empowerment des femmes et des jeunes dans une approche globale.

L’étude, réalisée en 2024-2025, cherchait à identifier les pratiques, les connaissances situées et les processus expérimentés par les groupes de femmes et de jeunes des territoires du réseau, sur les questions de justice écologique en relation avec les questions de genre.

Les objectifs du réseau étaient alors clairs :

“Analyser, comprendre et construire ensemble en articulant les enjeux de la justice de genre et de la justice écologique, afin de contribuer à la mise en place d’un système global de care et à l’exercice de la pleine citoyenneté inclusive, pour plus de justice sociale et écologique dans nos sociétés.”

Pour cela, l’équipe de consultant.es (Manuel Alejandro Sanchez Gallego, Klara Hellebrandova et Ilse Tempelaar) est partie de cette question centrale : “Comment l’articulation entre l’écologie et le genre s’effectue-t-elle concrètement sur nos territoires (Bolivie, Colombie, France, Maroc, Sénégal) ?”

Une vidéo vaut mieux que mille mots

Cette vidéo explore les coulisses de ce processus collectif mené sur les territoires du réseau pendant 18 mois. Il a été renforcé par la méthodologie du Travail qui Relie, qui a permis d’intégrer une dimension émotionnelle, éthique et systémique à la recherche, et d’intégrer le concept du care global à l’ensemble des étapes de l’étude.

Raconté par : Manuel Alejandro Sanchez Gallego, consultant RAP, Maria Victoria Bojaca Penagos d’Enda (Colombie) et Saida Belhdid de la FLDF (Maroc).

Si vous voulez voir les 5 autres épisodes de cette mini-série « A la rencontre du réseau Femmes du Monde » : rdv sur Youtube ici !

La vision du réseau

Nous rêvons d’un monde où toutes les formes de vie sont respectées et où les droits de la nature sont reconnus. Un monde écocentré, où les humains vivent en harmonie avec le vivant. Portées par une vision écoféministe, nous luttons contre la destruction du vivant et la double oppression des femmes et de la nature, en défendant une justice sociale, écologique et de genre comme base d’un avenir juste et durable.

Nous croyons à l’interdépendance des droits humains et environnementaux : chaque personne, en particulier les jeunes filles et garçons, doit accéder à une éducation émancipatrice pour exercer pleinement ses droits et devenir actrice ou acteur du changement. Ce monde inclut une citoyenneté pleine, la liberté d’expression, la transmission des savoirs, le soin mutuel et la reconnexion à soi et au vivant. Cela implique de prendre le temps nécessaire pour les processus de guérison et de transformation, sans précipitation, avec attention et engagement.

Les femmes et les communautés occupent une place centrale dans la gouvernance de leurs territoires, dans un leadership collectif, inclusif et respectueux du vivant. Nous appelons à une co-responsabilité entre États, acteurs privés, OSC et citoyen·nes pour construire des sociétés résilientes et solidaires, en reconnaissant les asymétries persistantes entre le Nord et le Sud global qui perpétuent l’exploitation des ressources, des peuples et des corps.

En tant que réseau, nous voulons être un espace vivant et transformateur, engagé pour les droits des femmes dans leur diversité et pour la protection de la planète.

La mission du réseau

Nous sommes un réseau féministe international d’organisations sociales engagé pour la justice de genre et la justice écologique, à travers des processus d’empowerment multidimensionnel (cognitif, relationnel, social/politique et écologique).

Nous renforçons le leadership collectif et l’autonomie des femmes et des jeunes filles et garçons dans leurs territoires, par la solidarité, le plaidoyer, l’éducation populaire, le partage de savoirs et la mise en réseau Sud-Sud-Nord.

Nous portons des modèles de développement alternatifs, inclusifs et ancrés dans les savoirs situés, expérientiels et académiques.

Nos actions visent l’égalité des droits, la protection et la reconnexion avec l’ensemble du vivant et l’émancipation des communautés, dans une perspective de transformation sociale et écologique.

Nous plaçons le care global au cœur de notre engagement et défendons des principes comme la co-responsabilité, la sororité, l’intersectionnalité, la décolonialité et la participation.

Nous créons des espaces sûrs et interculturels dédiés à l’émancipation et au renforcement du pouvoir d’agir. Ces espaces favorisent le partage, la guérison collective et la construction de futurs solidaires, inclusifs et soutenables, ils nourrissent l’espoir et constituent le socle vivant de nos actions.

Les 4 axes d’action pour tout le réseau

Au terme de cette RAP menée en 2024-2025, le réseau a pu définir, entre autres, des feuilles de route concrètes, avec des actions et stratégies adaptées à chaque réalité territoriale et au niveau du réseau.

Ci dessous, on vous dévoile la feuille de route du réseau via les 4 grands axes d’action pour les prochaines années du projet “Des initiatives Sud-Sud-Nord pour une justice écologique et une justice de genre sur les territoires”.

Les collectifs d’Afrique, d’Europe et d’Amérique Latine ont enrichi ces axes par leurs contextes spécifiques : politiques, religieux, économiques ou culturels. Malgré les différences, de nombreuses similitudes et défis communs ont émergé, témoignant d’une résonance globale des luttes portées.

Les axes d’action par territoire engagé

Après la feuille de route du réseau, voici les feuilles de route par territoire (en français y en español !) Alors que prévoient les collectifs de Colombie, Bolivie, France, Maroc, Sénégal, Tunisie pour 2026 ?

Chaque feuille de route a été pensée et réalisée par les collectifs avec l’accompagnement des associations membres et des consultant.es RAP (Klara Hellebrandova, Manuel Alejandro Sanchez Gallego, Ilse Tempelaar)

Dans ce carrousel, vous remarquerez l’apparition de deux nouveaux territoires et associations : l’Association Rouad El Gharb à Kenitra (Maroc) et Victoire pour la Femme Rurale à Sidi Bouzid (Tunisie) avec Batik International.

En effet, au total ce sont bien 7 organisations qui ont participé à cette étude collective : 5 membres fondateurs du réseau Femmes du Monde, et 2 organisations partenaires !

Le jeu issu de la RAP

Pour clôturer en beauté cette campagne, on invite à expérimenter le processus de la Recherche Action Participative par le jeu !

Le jeu de cartes “Relier Justice de genre et Justice écologique” fait partie de la boîte à outils créée pendant la RAP du réseau Femmes du Monde. Dans cette boîte à outils destinée à soutenir les collectifs et les OSC dans la continuité de leur engagement: on y trouve bien sûr les feuilles de route, mais aussi des vidéos sur l’expérience du Travail Qui Relie en Colombie et d’autres supports pédagogiques.

Le jeu permet de créer un espace de partage autour des mots, des réflexions et des expériences vécues dans les territoires et communautés de chaque participant.e.

Si ça vous dit de tester cet outil de travail, contactez nous par mail à : qdm[@]quartiersdumonde.org

En savoir plus sur le jeu

Bonus : tous les contenus sont disponibles en espagnol !